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Concert à l’Église protestante de Lingolsheim

17 octobre @ 17:00 - 20:00
  • Muses – « Suivons l’étoile » Ode à Marie, Chants de pèlerins et Gospel
  • Lamia Yared accompagnée d’Efrén López et d’Omran Adrah – Entre lumières des muwashahat et des chants soufis
  • Tengerton Quartet – Musique Mongole Patrimoine culturel immatériel de l’humanité

MUSES

À l’origine selon Pausanias, elles étaient trois : Aédé (le « chant », la « voix »), Mélété (la « méditation ») et Mnémé (la « mémoire »). Ensemble, elles représentent les prés requis de l’art poétique dans la pratique du culte. À Delphes, elles portent le nom des trois premières cordes d’une lyre : Aigüe (Nété), Médiane (Mésé) et Grave (Hypaté). Pour Homère, la Muse est tantôt unique, tantôt multiple, mais dans les deux cas les Muses chantent et ont la science universelle.

Il était une fois MUSES : né de la rencontre de chanteuses désireuses de partager au grand public l’harmonie et le bien-être que la polyphonie procure au corps et à l’esprit. Maud Ceschia et Danièle Walter proposent un répertoire de polyphonies a capella issues tant de la période médiévale et renaissance que du fonds traditionnel des régions de France et bien au-delà. Parcourant manuscrits et recueils de chants liturgiques, hymnes et louanges au cœur desquelles la figure de Marie a une place toute particulière, Muses invite le public à méditer ces témoignages de notre histoire et notre patrimoine au son harmonieux de la polyphonie…

L’originalité de leur interprétation tient en grande partie au fait que les voix féminines ne sont pas réparties par pupitres mais jouent tout au long d’un même morceau sur les différentes tessitures entremêlant et croisant sans cesse les timbres et les types de voix forgées à partir de genres musicaux différents.

Maud Ceschia, a particulièrement exploré les répertoires traditionnels de chants à danser en langues régionales, les répertoires médiévaux, gospel, classiques et sacrés. Elle a enseigné le chant et la technique vocale. Aujourd’hui thérapeute holistique, elle allie la thérapie et la vibration de la voix en pratiquant le chant vibratoire. Particulièrement touchée par les sonorités chamaniques, séfarades, médiévales et les chants du Monde, elle s’épanouit comme chanteuse de polyphonies au sein du duo Muses et des ensembles vocaux Chants à Venir et Âmes du Monde.

Danièle Walter, initiée à la musique par la pratique du chant choral et la guitare, elle aiguisera son expérience musicale à la direction du festival Voix et Route Romane. Elle s’est formée au chant liturgique médiéval, au chant corse et de certaines régions d’Italie. Elle est sensible aux répertoires musicaux du pourtour méditerranéen et orientaux. Elle se produit par ailleurs avec Chants à venir, Âmes du monde, Sun and Shadow, Ladoré, Les Byzantines, Spegelvända mettant à l’honneur la polyphonie en musique ancienne et traditionnelle des régions du monde et l’improvisation vocale.

Crédits photos : Antonin Roure


LAMIA YARED TRIO

D’origine libanaise, cette chanteuse et joueuse de oud basée à Montréal rayonne à l’échelle internationale. Directrice artistique, Lamia Yared mène un travail de recherche, d’interprétation et de création autour des traditions musicales du Levant, tout en explorant leurs résonances avec les cultures de la musique ottomane, persane ainsi qu’autour de la musique médiévale. Animée par une volonté de transmission et de préservation du patrimoine musical, elle s’investit dans de nombreux projets mettant en dialogue différentes traditions modales. Son approche sensible et rigoureuse est riche de coopérations avec des musiciens issus de divers horizons culturels. Elle sera accompagnée d’Omran Adrah, joueur de qanun et de l’espagnol Efrén López, multiinstrumentiste, compositeur, interprète, producteur avec notamment Jordi Savall. Ils ont crée une rencontre émouvante et inspirante à travers 15 titres puisés dans le répertoire syriaque des premiers siècles du Christianisme, du répertoire musulman des Muwashahāt d’Alep, des Cantigas de Santa Maria médiévaux, qu’on connaît via Jordi Savall, entre autres et d’autres pièces issues des cultures soufies, persanes, byzantines. Ses projets bénéficient des subventions du CALQ (Conseil des arts et des lettres du Québec), du CAM (Conseil des arts de Montréal) et du CAC (Conseil des arts du Canada).

À voir aussi à

  • ST-PIERRE-LE-VIEUX Catholique, le vendredi 16.10 à 20h
  • TEMPLE ZEN de WEITERSWILLER, le dimanche 18.10 à 16h30

Crédits photos : Ayten Çelik, Laura Soriano, Hannah Alex


TENGERTON

Tengerton Quartet de solistes – Musique traditionnelle & classique mongole

Né en 2023 du légendaire ensemble mongol Egschiglen, le nom Tengerton signifie à la fois le son, la lumière et la couleur du ciel. La musique de ce quatuor à cordes s’appuie sur deux éléments emblématiques de l’univers mongol : la vièle morin khuur et les fascinants chants diphoniques khöömii. Le son spécifique et vertigineux de ces mélodies polyphoniques est une technique ancestrale. Ce chant de gorge est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco. On y entend les sons cristallins de la nature et le galop des chevaux dans le silence du désert de Gobi. L’ensemble Tengerton chante et joue avec le pouvoir de transmettre la paix, le respect des forces de la nature et la protection de l’environnement.

Uugan (Uuganbaatar) a grandi en Mongolie parmi les nomades. Contrebassiste, producteur de musique, ingénieur du son, il s’est rapidement fait un nom comme virtuose de la musique. Il est titulaire du titre de Personnalité culturelle éminente de Mongolie.

Nasaa (Nasanjargal), issu d’une famille de musiciens. Maître du khöömii, Nasaa est également multi-instrumentiste. Il joue du morin khuur (vièle à tête de cheval), du bishguur (hautbois mongol) et du tovshuur (luth à deux cordes).

Yesuu (Yesun-Erdene) a étudié la musique à l’Université nationale d’Oulan-Bator. Installé en Allemagne, il se produit en soliste au morin khuur et comme diphoneur.

Dalai (Dalaijargal) apprend dès l’âge de trois ans, à jouer du morin khuur auprès de son père. En 2018, il obtient son diplôme de musicien et de professeur de morin khuur au Conservatoire d’Oulan-Bator. Il y étudie également le chant diphonique mongol, le khöömii.

À voir aussi à

  • ST-PIERRE-LE-JEUNE Protestant, le jeudi 15.10 à 20h

Crédits photos : D.R. / Tengerton


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